Quelques très bons moments. 

Publié le par Coubertin

Alors que l’intronisation officielle de Dan Friedkin à la tête de l’AS Cannes semble toujours se faire attendre, il apparaît opportun de se pencher sur l’exercice écoulé afin d’en tirer tous les enseignements nécessaires. A commencer par l’excellent parcours rouge et blanc en coupe de France qui a vu l’AS Cannes disputer huit tours et atteindre les seizièmes de finale de l’épreuve avant de s’incliner sur la plus petite des marges (0-1) face au futur champion de Ligue 2, Toulouse. Ce qui, pour beaucoup d’observateurs, aura rétrospectivement (et peut-être paradoxalement) sonné le glas des chances d’accession à l’étage supérieur, en engendrant un surcroît de fatigue physique et une dépense d’énergie mentale préjudiciables (voire irrémédiables). Car, après avoir effectué un recrutement estival présenté comme XXL par de nombreux médias en vue d’une accession en National 2, le club de la Croisette (présenté par beaucoup comme le favori de la poule) aura finalement dû se contenter de la deuxième place du classement à sept longueurs du champion, Furiani Agliani, auteur d’un parcours remarquable. Or, sauf revirement de dernière minute eu égard à sa position de meilleure deuxième tous groupes confondus, l’AS Cannes disputera une sixième saison d’affilée en National 3. Au grand dam de ses nombreux fans qui, une fois encore et en dépit du départ tonitruant de leurs favoris (avec seize points sur dix-huit lors des six premières journées), devront encore patienter une année à ce niveau. Néanmoins, malgré la déception toute légitime, force est de constater que les ascéistes ont réalisé un parcours à domicile proche de la perfection avec treize succès en quatorze rencontres (soit trente-neuf points sur quarante-deux possibles, ce qui les place en pôle position du groupe avec quatre unités de plus que le champion corse). De plus, avec trente-neuf buts inscrits (pour seulement six concédés), les hommes de Jean-Noël Cabezas peuvent se targuer de présenter une moyenne quasiment égale à trois buts par match (2,79 très précisément) du côté de La Bocca. Seul le voisin de l’ESCR sera donc parvenu à préserver sa cage inviolée lors d’un derby qui restera (et de très loin) la plus mauvaise prestation des ascéistes à la maison. A l’extérieur en revanche, le parcours aura été assez chaotique avec seulement six victoires contre deux matches nuls et … six défaites (soit vingt points sur quarante-deux) et une différence de buts négative, plaçant ainsi l’AS Cannes en sixième position hors de ses bases. Au final, toutes compétitions confondues, l’AS Cannes aura donc disputé trente-six matches officiels avec vingt-six victoires (dont trois à l’issue de la séance des tirs au but), deux nuls et huit défaites. Certes, en dépit de cette place de dauphin au sein de la division, l’essentiel n’est pas acquis. Néanmoins, après deux années tronquées pour cause de pandémie, la saison 2021-2022 nous aura tout de même permis de vivre plusieurs très bons moments. 

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